• La pierre de Makhabre (extraits)

    Bonjour à tous ! Désolée de vous avoir laissés si longtemps sans nouvelles ! En ce moment, j'ai pas mal de boulot, et le week-end je sors, alors je n'écris pas beaucoup.. Mais ! J'ai commencé ma nouvelle qui s'intitule "La pierre de Makhabre" et qui sera un complément du roman dont je vous ai parlé dans mon précédent article. En voici quelques extraits afin de vous rassasier ;-)

    Logue était transi de peur. Tandis qu’il jetait quelques affaires personnelles dans une valise, il surveillait la porte d’un oeil inquiet, de la sueur sur la tempe et le ventre noué. Il avait demandé à ce que son cheval soit sellé, il partirait dans l’heure. Rester était bien trop dangereux. Logue savait mieux que personne que l’empereur Thanatée était parfaitement capable de mettre sa menace à exécution. C’est pourquoi, dans la brume humide du crépuscule, il s’enfuyait pour sauver sa peau. Sa modeste valise remplie, il descendit à petits pas l’escalier en colimaçon de la tour sud, ou il n’y avait jamais grand monde. Il arriva dans l’immense cour du château. Malgré la brume, des promeneurs bavardaient gaiement, une femme tenait le bras d’un petit monsieur à quelques pas de Logue, ils faisaient leur promenade digestive. Le conseiller se faufila à travers la cour, rasant les murs, se fondant dans l’ombre afin que personne ne le remarque. Il se dirigeait vers l’écurie lorsqu’il heurta de plein fouet une masse sombre.

    Charita, inconsciente de ce qui l’attendait, se laissa emmener en promenade par son père, dans la grande cour aux parterres fleuris. Elle était de joyeuse humeur, ce jour-là, et l’empereur également. Ils parlaient du temps, des arbres fruitiers et des oiseaux qui gazouillaient. Thanatée, au cours de la conversation, gardait quelques instants le silence pour rêvasser à ses projets de puissance et de bonheur. Tout était calme, quand tout d’un coup deux silhouettes noires arrivèrent en courant vers l’empereur et sa fille. Elles brandissaient toutes deux des poignards qui luisaient au soleil. Quelques promeneurs tentèrent de s’interposer pour protéger l’empereur et sa fille, mais ils furent projetés au sol et bientôt on entendit un cri de souffrance. Charita s’effondra en gémissant, le ventre transpercé par une lame. Agenouillé auprès d’elle, Thanatée faisait mine de sangloter, tandis que les deux silhouettes repartaient comme elles étaient venues. On entendait le râle de la princesse, ses yeux se révulsèrent et elle finit par rendre son dernier soupir. Le sang s’écoulait partout, et l’empereur prit garde de ne pas tacher sa chemise blanche.

    —Ma fille, couinait-il, ma fille !


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