Cette année j'ai l'âge minimum pour participer au Prix du jeune écrivain de la langue française. C'est un prix très ambitieux mais je compte m'y donner à fond. J'ai trouvé sur le site du concours un témoignage de Xabi Molia, qui a été lauréat du prix en 1997 et 1998. Je trouve ça émouvant aux larmes et tellement vrai :
" Avoir seize ans. Écrire chaque jour. Rêver d'un lecteur inconnu. Prononcer à voix basse le mot « écrivain », comme une promesse extorquée à l'adulte qu'on deviendra un jour. Envoyer une nouvelle par la poste. Être lu. Être choisi. Rencontrer d'autres aspirants, rencontrer des écrivains. Reprendre, couper, corriger, travailler jusqu'à ce que les mots soient incolores. Voir ses phrases imprimées dans un livre, voir ses phrases dans une librairie. Feuilleter les pages, chérir son exemplaire (le flairer en secret parce que c'est ridicule). Et puis écrire encore, mais avec le vent dans le dos. Écrire avec un point qui brille devant soi. De la lumière à l'horizon. Merci à ceux qui font vivre le Prix du Jeune Écrivain. Merci pour la lumière."
Xabi Molia